La forêt des Andaines

Extrait du livre « Errances en forêts normandes »Page 181

Fées, déesses celtiques, chouans ou soldats de la dernière guerre sont maintenant des figurines que l’on déplace dans les jeux de rôle. Jeux où il n’y a ni gagnant ni perdant, l’Histoire s’y poursuit toujours, partie après partie. Dans et autour de cette forêt d’Andaines, j’ai rencontré de belles personnes qui œuvraient avec d’autres objectifs, créaient d’autres rapports entre les hommes, véhiculaient de l’énergie positive. « Le monde meilleur » chanté par Bernard Lavilliers, est ici à portée de tous, en pensées et en actions. De par le monde, et grâce peut-être aux technologies de communication, nous sommes informés des initiatives citoyennes qui agissent pour l’émergence de consommateurs éclairés, qui aident à renforcer les organisations de travailleurs, qui poussent les entreprises mères à plus de vigilance envers leurs succursales. Savoir qu’autre chose est possible est déjà un premier rempart contre les barbares. En forêt d’Andaines, que l’on parte en pèlerinage pour acquérir plus de lucidité et de clairvoyance, que l’on participe à des soirées musicales où chacun partage généreusement sa voix ou son instrument, que l’on se balade en tâchant de prendre en considération ce que la nature peut nous enseigner pour le partager, que l’on vienne de Grande Bretagne pour passer sa retraite ici et faire œuvre de mémoire… La quête est la même. Les sites sont imprégnés de la légende arthurienne et les compagnons chevaliers de la Table Ronde hantent les lieux.