Une bête que j’ai souvent rencontrée au détour d’un bois et qui souvent a eu plus peur que moi de l’inconnu. Il se signale souvent par une forte odeur épicée, pas désagréable à mon goût, comme un vague souvenir d’arôme de cachou. Sus scrofa, de son nom latin,  se bauge dans des mares de boue pour se débarrasser des parasites qu’il transporte.  Aux abords de ces souilles, on trouve systématiquement des arbres dont le bas est lisse et recouvert de boue sèche. De plus près, on trouve quantité de poils collés sur ces troncs. Quand le sol est humide, il garde l’empreinte large des sabots du sanglier : deux doigts avant bien marqués et deux doigts postérieurs plus petits appelés gardes . Le seul moment où l’on peut craindre une vraie charge, c’est lorsque la femelle, la laie, veut défendre ses petits.