Geum urbanum, famille des rosacées. La photo de Franck Dereralso sublime cette minuscule fleur si commune dans nos grandes forêts. La benoite commune ne se remarque pas à première vue. Il faut se pencher le long des chemins pour voir s’étaler ses rosettes de feuilles lobées et dentées, d’un vert mat et duveteux. Ses modestes fleurs jaunes ne la font guère remarquer. Par contre, si vous tirer sur le chignon de racines (elles ne sont guère profondes et s’arrachent facilement), vous pouvez alors découvrir le parfum intense qui se dégage au grattage des petites radicelles. Elles sont du à l’eugénol, une molécule utilisé par le dentiste et qui est aussi très présente dans le clou de girofle. D’ailleurs, avant que l’on découvre cet épice venu de l’autre côté des mers, ce sont les racines de la benoîte que l’on utilisait  pour parfumer les sauces et ragoûts. D’un point de vue médicinal, la benoite est astringente et vulnéraire d’où ses usages traditionnels comme antihémorragique,  antidiarrhéique, fébrifuge, styptique, pour soulager les maux de gorge ou les maux d’estomac.